Ce lundi 18 avril, la première délibération du conseil municipal portait sur les différentes actions menées et à venir sur le quartier de la Villeneuve.
Le groupe MoDem a voté pour cette délibération après avoir exprimé son point de vue à travers le texte suivant.
"Les fondamentaux de la politique de la ville qui constituent cette délibération, font état des politiques transversales à mener au sein de notre territoire.
Le contexte de fortes réductions budgétaires (-30 %) de l'Etat nous oblige à ajuster le contenu de nos politiques tout en gardant le maximum d'efficacité. Le zonage territorial des Contrats Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) met l'accent sur les territoires les plus fragilisés mais nous devons penser la ville de façon globale. Certaines réponses aux difficultés rencontrées par les habitants doivent être apportées à l'échelle de la Ville.
Nous le voyons bien à travers cette délibération dont le contenu est large, la politique de la ville ne se borne pas à une démolition/reconstruction du bâti.
Mais plus que jamais, il y a une absolue nécessité d'intégrer les habitants aux projets et de les associer aux choix qui sont faits.
L'accompagnement à l'emploi, la jeunesse, la réussite scolaire et éducative, la vie collective et les initiatives citoyennes et associatives, la médiation et la prévention des violences ainsi que la réhabilitation du bâti de l'Arlequin et l'ouverture du quartier sont les axes retenus par cette délibération. Y sont rappelés des projets sur lesquels la Ville travaille depuis plusieurs années et d'autres présentés qui ont vu le jour plus récemment.
Il n'y a pas de révolution sur ces sujets, nous sommes dans la continuité de nos politiques.
Mais une grande question se pose néanmoins.
Comment faire en sorte d'associer pleinement les habitants qui ne font pas partie des réseaux traditionnels et qui se sentent délaissés, abandonnés sur le bord du chemin.
Il est vrai que de nombreuses associations sont partenaires de la Ville, actrices quasi institutionnelles de l'action dans les quartiers.
Les Conseils Consultatifs de Secteurs ainsi que les Unions de Quartiers, bien qu'actifs, drainent toujours les mêmes personnes qui ne représentent finalement qu'une toute petite minorité des habitants pendant que les autres ne se sentent pas entendus.
Beaucoup sont dans l'urgence du quotidien et de ce fait se ferment à l'autre et n'entendent pas la nécessité du vivre ensemble.
Certains d'entre eux souhaiteraient être associés à la modification de la vie de la Cité, de leur vie de quartier mais ne sont pas relayés par un fonctionnement qui leur paraît parfois hermétique.
Nous réitérons aussi, l'importance que nous attachons à la responsabilité parentale sur laquelle nous devons agir sans relâche.
La politique de la ville des collectivités locales ne peut se substituer à l'échec de la politique de la ville nationale. Nous ne pouvons mener des politiques de guichet par petites touches là où des actions d'ampleur sont indispensables.
Il faudrait que les collectivités territoriales tiennent leur rôle de complément, de coordination des politiques de droit commun. La mutualisation et l'essaimage sont à notre portée et doivent être renforcés.
Enfin, l'évaluation de notre efficience doit également être impérativement menée."








